Did Newspaper Competition Promote Rebellion? The case of the 1837-38 Rebellions in Quebec
Nous étudions la relation entre la compétitivité médiatique et la mobilisation politique durant la rébellion du Québec de 1837--38. Nous soutenons que la rébellion a été façonnée par la coordination de l’action politique par les journaux. À partir d’un nouvel ensemble de données spatiales sur les agents de journaux, nous testons si la compétitivité médiatique locale prédit l’intensité de la mobilisation rebelle, indépendamment de l’alignement partisan de la presse. L’effet est amplifié dans les zones où le régime seigneurial (c’est-à-dire féodal) persistait, ce qui suggère une complémentarité entre des griefs institutionnellement concentrés et l’exposition à une presse concurrentielle. L’ajout de nouveaux contrôles de capital humain — taux de scolarisation et alphabétisation — n’atténue pas l’effet de la concurrence. De manière générale, la concurrence médiatique a transformé un mécontentement latent en participation active au conflit. Ces résultats apportent un éclairage sur l’économie des rébellions et des soulèvements.